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COTE D'IVOIRE
TOURISME VEUT RENOUER AVEC LE TOURISME
INTERIEUR Ministère du
Tourisme et de l'Artisanat de Cote-D'Ivoire:
Création d'un centre d'application aux
métiers du tourisme, de l'hôtellerie
et de la restauration Le
ministère du Tourisme et de l'Artisanat a
décidé de créer un centre
d'application aux métiers du tourisme, de
l'hôtellerie et de la restauration. Ceci,
dans le souci de relever le défi de la
concurrence et répondre à la fois
à l'attente du pays et aux besoins et
exigences du marché international.
cote
d'ivoire Therese Haury, la
Toubabou noire." A 64 ans, la
"toubabou noire", installee en Cote d'Ivoire depuis
36 ans, a une carrure qui en impose et une energie
insoupconnee au sujet du social. Un sacerdose que
Therese a fait sien depuis des annees. " Je suis
tombee amoureuse de l'Afrique des l'age de six ans.
Mon reve etait d'y devenir chirurgien. Mais ma
famille ne l'a jamais accepte. Comme chaque
chose se fait en son temps, l'occasion de venir en
Afrique se presente en 1970, alors qu'elle a 28
ans. Debute ainsi l'aventure en Cote d'Ivoire. A
defaut d'etre chirurgien, elle se lance dans les
assurances. Puis en 1989, j'ai vendu mon
portefeuille d'assurance pour ouvrir mon agence de
voyage. Haury-Tours. Malheureusement avec la crise
en 2002, j'ai vendu l'agence. Concomitamment a ses
activites, Mme Haury qui, entre-temps, a demande et
obtenu la nationalite ivoirienne en 1986,
s'adonnait a son activite de predilection. " Pour
assurer mon reve, je me suis lancee dans le social
en Cote d'Ivoire, en creant un foyer feminin a
Memni, en aidant les dispensaires de brousse, les
leproseries et en faisant venir du materiel reforme
de France" L'acces des populations a la sante,
l'education et la culture est sa preoccupation
majeure." Parce que si un peuple est malade, ca ne
peut pas aller et un peuple qui ne sait pas lire,
ni ecrire, il ne saura pas se defendre dans la
vie:" Pour ce faire,
"Tantie Moya" n'a de cesse de parcourir les
villages de la Cote d'Ivoire, avec dans sa besace,
des lits, table de nuit, fauteuils roulants,
livres, bancs et tables d'ecole. vetements,
medicaments, cahiers, machines a coudre....Tout
cela obtenu lors de ses passages en France. Ou, la
bienfaitrice des Ivoiriens, organise des
conferences dans des ecoles, des lotos, des billets
de tombola pour obtenir de l'argent. Elle convient
qu'elle arrive a faire ces choses parce qu'elle a "
une grande tchatche". Elle a egalement a son actif,
la refection des ecoles, la construction de salles
de classe, de cantines et de salles de reunion,
bibiliotheques (Nassian, Adiapoto, Bingerville,
Dantogo, Zebizekou...) l'amenagement de
dispensaires de plusieurs villages. Elle beneficie
quelquefois de l'aide de partenaires comme Orange,
Ci-Telecom et MAL de Monaco, pour la renovation des
ecoles. " Je vais pleurer chaque fois, chaque annee
chez eux pour obtenir une partie des achats de
travaux " Qu'est ce qui
fait courir Therese Haury? " C'est l'amour des
autres. C'est peut etre une grande utopie, mais
j'estime que la Cote d'Ivoire m'a apporte
enormement de bonheur avec mon reve de vivre en
Afrique. J'ai trouve un grand amour dans ce pays,
avec la gentillesse des gens, en brousse ou dans
les villages. Pour tous ces
gens qui m'ont accueilllie, ( Je suis adoptee dans
26 villages avec 26 prenoms), je me dois tant que
je suis en bonne sante et que je peux marcher, de
leur renvoyer le peu de bonheur qu'ils m'ont donne
avec leur gentillesse. Parce qu'il ya quelque chose
qui est plus terrible, c'est que quand vous arrivez
dans les pays europeens, les gens ne savent plus
dire bonjour, ils ne savent plus se sourire. Ils
vivent commes des egoistes" , Les villageois lui
rendent bien ce devouement et cette implication
positive dans leur vie quotidienne. Depuis 1985, le
village de Memni a 60 km d'Abidjan l'a adopte
tradionnellement et l'a baptisee "Coussou" Elle
fait partie depuis 1995, de la chefferie centrale
des Attie de Memni. A ce titre, elle prend part aux
reunions hebdomadaires pour aider a gerer le
village et juger coutumierement les differents
problemes. Elle aimerait
continuer son oeuvre sur toute l'etendue du
territoire ivoirien. Elle n'a jamais fait de
politique, aime toutes les ethnies et les religions
. Son credo " la ou il y a un ivoirien qui souffre,
j'arrive". Elle demande en outre, a ses jeunes
freres francais etablis, depuis longtemps, en Cote
d'Ivoire. " Parce qu s'ils sont restes c'est par
amour pour le pays, car les autres sont rentres
depuis longtemps." Son autre reve
est que les autorites ivoiriennes et les bonnes
volontes puissent l'aider a payer les transports
des containers afin d'en faire beaucoup plus pour
les regions. "Si j'avais la
possibilite de payer les containers, j'en ferai
venir un ou deux de la France tous les
mois. by Anne-Marie N.
Le Temps de la femme Vacances de Rêve
dans le Sud Ouest Photos Nous serons quatre
à effectuer le déplacement soit trois
hommes (Frank, Marc et moi) et une jeune fille
Fatia Ibara. La veille du depart. Dimanche 14 Aout.
Nous avons décidé de quitter Abidjan
demain soit le lundi 15 août et si tout se
passe bien on fera les villes de Dabou, Grand
Lahou, Fresco et enfin Sassandra.
Déjà je suis très impatient et
surtout très excité à
l'idée d'effectuer ce grand voyage. Je
commence dès aujourd'hui à faire ma
valise et surtout à sélectionner les
vêtements que j'emporterai. Je passe un coup
de fil aux autres. Ils sont aussi pressés
que moi. Je peux déjà vous dire que
nous avons hâte de quitter Abidjan et de
visiter ces villes et villages qui composent le
Sud-Ouest de mon pays
Nous avons
déjà fait la révision
complète du véhicule dont nous
disposons. Tout a donc été
prévu pour que ce soient pour nous tous des
moments inoubliables. Lundi 15 Aout : Le
Jour J10 heures.C'est aujourd'hui le grand jour et
tout le monde est prêt. L'émotion est
à son paroxysme lorsque nous prenons tous
place à bord du véhicule. Nous
quittons peu à peu Abidjan la grande ville
pour bientôt nous retrouver à Dabou.
Nous venons juste de passer le corridor de
sécurité où plusieurs autocars
étaient stationnés. C'est une mesure
de sécurité valable uniquement pour
les véhicules de transport en commun, qui
oblige tous les passagers à descendre et
à présenter leurs pièces
d'identité aux forces de l'ordre. Une mesure
qui provoque beaucoup de désagréments
car les passagers sont obligés d'attendre
sous le chaud soleil pendant de longues heures.
Heureusement que,
voyageant dans un véhicule particulier, nous
n'avons pas à subir toutes ces tracasseries
routières.10 heures 45. Nous arrivons
à Dabou. Une ville que je découvre
particulièrement pour la première
fois avec Fatia. Frank et Marc y étaient
déjà venus je crois pour une affaire
de famille. Leur grande mère, sans
être originaire de la région avait
vécu ici. Pour ceux qui ne connaissent pas
Dabou, il faut dire que c'est une petite ville
assez sympathique avec plusieurs petits commerces.
Une ville spéciale et très
animée à l'image des petites villes
en Afrique de l'ouest. Frank nous proposa donc une
petite escale au WROD Hôtel. Un hôtel
pas très grand mais propre avec un service
assez dynamique. Nous avons pris quelques verres et
bavardé pendant une bonne quinzaine de
minutes. La pause terminée, nous reprenons
la route et sortons bientôt de Dabou.
Juste à la sortie
nous apercevons plusieurs panneaux
publicitaires : Hôtel-restaurant le
Ravin Grand Lahou
.et autres. Parmi ces
panneaux, un seul attirait toute notre attention.
Best of Africa Hôtel-Restaurant
Dagbego
Nous nous sommes alors posé
tout un tas de question : Pourquoi une telle
dénomination pour un hôtel ?
Cette appellation fait penser qu'il s'agit d'un
endroit de rêve. Ce hôtel est-il
exceptionnel ou s'agit-il d'une astuce
commerciale ? Qu'est que c'est Dagbego ?
Une polémique s'engagea donc dans le
véhicule
Le moyen pour arrêter la
polémique était simplement pour nous
de nous rendre à Best of Africa et
de savoir si la dénomination donnée
à l'hôtel était vraiment
significative. La fatigue se faisant je m'endormis
pendant quelques minutes et ne me réveillai
qu'à deux kilomètres de Grand Lahou.
Tout le monde autour de moi dormait, sauf bien
sûr Marc qui était le conducteur. Nous
avons bavardé ensemble pendant un petit
moment. Nous n'étions plus qu'à
quelques mètres de Lahou. 12 heures 15.
Nous atteignons Grand
Lahou et sommes accueillis par une superbe
allée d'hévéas. Grand Lahou
est une ville côtière, parfaitement
entretenue malgré de maigres moyens, belle
à mon goût. L'air frais de la mer.
Quelques petits commerces également et des
habitations modestes. Ici l'une des
activités principales est la pêche,
elle se fait de façon artisanale.Cette ville
est donc assez réputée pour son bon
poisson et ses crabes. Cependant il arrive
d'apercevoir au large (comme aujourd'hui) des
chalutiers certainement venus d'ailleurs. On
effectue la pause du déjeuner dans un
hôtel-restaurant Le Ravin
Un endroit
assez beau où nous avons eu droit à
la spécialité culinaire de la
région. Attiéké à
l'huile rouge (semoule de manioc colorée
à l'huile de palme) et sauce tomate aux
poissons et crabes de mer, un véritable
régal. Nous profitons un peu de la superbe
piscine. Marc ne voulait plus conduire et
j'étais obligé de le seconder. Nous
continuons notre avancée, toujours avec ce
sentiment de découverte nouvelle.
L'état de la route est assez
acceptable, Bientôt 45 minutes
de conduite, les autres sont en pleine sieste. De
part et d'autre de la route il n'y a que de la
forêt, bien sûr j'ai pu voir de petits
campements qui ne bénéficient
hélas ni d'électricité, ni
d'eau courante, ni de centre de santé, ni
d'école.Les populations font
généralement l'élevage mais
surtout de l'agriculture. On arrive bientôt
au carrefour de Fresco. Je tourne sur ma gauche et
réveille les autres. Il sera bientôt
16 heures et je pense qu'on ne va pas
s'arrêter ici, on va juste se balader
à travers les artères de la ville
pour voir à quoi elle peut bien
ressembler.16 heures. Fresco, une autre ville en
bordure de mer. Nous avons passé
plus d'une heure à visiter Fresco et il fut
bientôt 17 heures lorsque nous
quittâmes cette cité. Nous
revoilà donc sur la côtière.
Cela fait déjà un bon petit moment
que je conduis. Nous n'apercevons rien sur
Best of Africa depuis Fresco. Avions-nous
dépassé l'hôtel ? Cette
question, personne ne pouvait y répondre. Il
était bientôt 18 heures et toujours
rien. Marc était déjà
convaincu, peut être trop tôt ou
même trop tard, qu'il ne s'agissait
certainement pas d'un hôtel très
sérieux
Tout d'un coup comme pour nous
rassurer, une grande pancarte publicitaire
indiquant la distance qui nous séparait de
cet hôtel. Selon ce qui était
marqué, il ne restait plus que 7
kilomètres pour ensuite tourner à
gauche. C'était sûrement une piste
qu'il fallait emprunter. Marc, Fatia et moi
n'étions pas très rassurés
à l'idée d'emprunter une piste
surtout qu'on est à l'intérieur du
pays où les routes ne sont
généralement pas très
commodes. Que nous réservent donc les
propriétaires de l'hôtel ? Franck
lui ne disait rien, comme s'il était
persuadé du contraire
. Son silence ne
nous rassurait pas du tout et même s'il avait
tout essayé pour nous convaincre, nous ne
l'aurions pas du tout cru. 25 minutes plus tard
soit à 18 heures 25, nous arrivons au
carrefour qui mène à
Best of Africa à une bonne
vingtaine de kilomètres avant
Sassandra. Comme pour confirmer notre
idée, un grand panneau présentant
l'hôtel, cette fois-ci directionnel,
s'érige devant nous et indique une piste
à emprunter pour y accéder. Nous la
prenons avec beaucoup de réticence, mais je
pense que c'est aussi ça le goût de
l'aventure. Plusieurs kilomètres de franchis
et réellement ce n'est pas du tout ce que
nous croyions. La piste parait en bon état,
en tout cas elle est beaucoup mieux que le
tronçon Sassandra, San-Pédro et
praticable par rapport à certaines rues de
Fresco. La nuit tombe et nous sommes toujours sur
la piste, entourés de verdure. Nous
avançons toujours dans la nuit noire sans
percevoir aucune lumière. Nous avons
déjà dépassé des petits
villages et entendons désormais le bruit des
vagues. Soudain, une lueur perçant toute
cette obscurité : c'est
Best of Africa, plus beau que ce que nous
imaginions. Nous sommes tous surpris, quel endroit
superbe
..tout simplement sublime. A notre
descente du véhicule il est 18 heures 43 et
très vite nous sommes accueillis par une
européenne, qui nous laisse très
bonne impression. Finalement nous allons passer la
nuit ici, nous déchargeons le
véhicule. Avec cette européenne, nous
arrivons au bar, nos valises portées par un
gardien ; un homme, un européen nous
attendait. Certainement sont-ils tous deux les
propriétaires de ce cadre aussi
sublime ? Nous adorons déjà et
surtout avec ce clair de lune, la mer à
proximité, le chant des vagues, le
sifflotement du vent et cette musique en harmonie
avec ce beau cadre. C'était du Cesaria
Evora, l'impératrice aux pieds nus du
Cap-Vert, une balade mémorable dans un cadre
exceptionnel. Marc en profite pour prendre quelques
photos à l'aide de son appareil
numérique. Après une discussion
brève avec les propriétaires qui
étaient ceux que nous avions vus, nous
sommes installés dans notre bungalow.
Un grand bungalow
climatisé composé de deux chambres
séparées avec mezzanine et d'un large
living verandah;une chambre et une salle de bain
spacieuse avec eau chaude et une grande terrasse.
Après avoir tous pris une bonne douche, nous
quittons notre beau bungalow et nous nous dirigeons
vers le restaurant pour prendre le dîner. Le
restaurant est très grand et très
beau, nous y trouvons également d'autres
clients (européens et africains). Nous
prenons donc notre repas dans un endroit d'une pure
beauté. La cuisine est parfaite, surtout ce
menu qui donne le choix entre plus de cinq
entrées, huit plats principaux et autant de
desserts
Mardi 16 août 2005 :
Best of Africa, stupéfaction et
émerveillement. 9 heures 30. La nuit a
été douce et superbe, nous avons
été bercés par le bruit des
vagues. Le ciel est dégagé ce matin,
le soleil brille déjà, ce qui laisse
présager un beau temps pour le reste de la
journée. Nous avons déjà pris
notre petit déjeuner et finalement
décidé de rester encore un peu
à Best of Africa. Et dire qu'au
départ, nous pensions trouver un hôtel
banal. Ce fut tout-à-fait le contraire.Tous
autant que nous, Franck était en admiration
devant cet endroit. Nous étions
déjà sur la plage, allongés
sur le sable. Cet hôtel-restaurant est un
véritable paradis terrestre encore plus beau
que ce que nous avions vu la veille. Fatia quant
à elle, le qualifia «d'oasis en pleine
brousse ». Véritablement pour Marc
et moi le meilleur de la Côte d'Ivoire et
même de l'Afrique. 12 heures 30.
Après un bon petit
repos, nous revoilà au restaurant à
l'heure du déjeuner. Le service est
impeccable, la cuisine est exceptionnelle. Je me
souviens avoir pris en entrée un crabe farci
drôlement bien fait, en plat, un baron
d'agneau à la crème d'ail
accompagné de gratin dauphinois et en
dessert une tarte cacao. Tout le monde était
unanime et surtout pour rien au monde nous
n'étions prêts à partir
à cet instant. 16heures. Nous
étions tous sur la plage et venions juste de
terminer notre sieste. Marc se dirigea vers ce qui
m'a paru être une bibliothèque
à notre arrivée, Franck était
encore étendu sur un transat. Pendant ce
temps Fatia et moi effectuons une petite balade un
peu partout. Nous apercevons
très vite dans notre promenade sur le site
de l'hôtel des quads et des VTT. Finalement,
nous retrouvons Franck et lui expliquons tout ce
que nous avons pu voir. Marc arrive avec un livre
en main et fait déjà plein
d'éloges et de commentaires :
« Plus de 1400 livres en français
et anglais la bibliothèque est
fabuleuse ». Lui qui est tant
passionné de lecture, le voilà donc
servi et comblé. 21 heures 30. Il nous reste
une seule ville à visiter selon nos
objectifs, celle de Sassandra mais je suis de moins
en moins sûr que nous irons y faire une
balade. Personne d'entre nous ne veut quitter
l'hôtel, même pour une
demi-journée. Le dîner fut encore un
régal. Pour passer le temps, Fatia et moi
étions devant le petit écran.
Télévision satellite, vidéo,
lecture DVD et VCD en pleine brousse
La
pièce est grande et surtout
climatisée. La nuit est belle, le paysage
superbe et moi passionné de
télé. Bientôt Franck arriva et
Marc le suivit, un jeu de société en
mains. Nous avons joué jusqu'à 23
heures et sommes finalement rentrés pour
nous reposer. Mercredi 17 août
2005 : Divertissement et repos 10 heures. Le
soleil est très haut dans le ciel, bon
moment pour faire du canoë. Nous sommes
prêts avec nos gilets de sauvetage et nos
pagaies. J'y vais avec Franck pendant que Fatia se
fait faire un massage et Marc lui
préfère rester sur la plage car il a
un peu peur de la mer. Les canoes en mer , nous
nous précipitons à bord et surtout
ramons très fort pour ne pas être
emportés par les vagues vers la berge. Nous
sommes assez loin et maintenant une course s'engage
entre nous. Course que je remporte brillamment.
Nous avons fait ainsi du canoë toute la
matinée sur une mer calme, douce et chaude.
Finalement nous arrivons sur la berge
épuisés par tant d'efforts et surtout
brûlant d'impatience qu'il soit l'heure du
déjeuner. 15 heures. Une partie de ping-pong
, de baby-foot et de pétanque. Tout ici est
réuni pour que les clients soient heureux.
Fatia était cette fois-ci au gommage du
corps, Franck était dans la mer.
Nous avions de plus en
plus l'envie de rester à
Best of Africa. Nous voulions ainsi fuir
les bruits et miasmes d'Abidjan, son air
pollué à l'instar de toutes les
grandes villes, ses contraintes, pressions et
stress auxquels nous sommes soumis constamment. Ici
tout est pureté, l'air, l'eau, aucun bruit
à part le son des vagues qui est sublime. Je
suis heureux de voir qu'autour de moi il n'y a que
de la gaieté. Un endroit sûr et
protégé où l'on peut passer
des moments forts à l'abri des regards. 22
heures 30 - En chambre, nous nous apprêtons
à nous endormir. La journée a
été rude et toute cette
dépense d'énergie nous a
épuisés. Demain nous devrions en
principe faire une balade en quad pour
découvrir les alentours de l'hôtel.
Nous en ferons pour la première fois et moi
particulièrement j'avoue avoir un peu peur.
Fatia ne veut pas en entendre parler puisqu'elle a
une peur bleue des motocycles en
général. Je sens déjà
que nous aurons de la peine à la convaincre.
Jeudi 18 août 2005 : Balade en quad et
découverte de la végétation -
10 heures 30. Finalement
je crois que je serai le seul à faire du
quad, les autres ayant un peu peur. Devant les
engins, les autres ont renoncé. Je pense
surtout que ça ne devrait pas être
aussi dangereux que cela. Le guide vient de fixer
l'heure du départ. En attendant, j'en
profite pour me baigner dans la mer avec Franck
pendant que Fatia restée sur la berge nous
fait de grands signes. Du coup Marc se
décide, lui qui habituellement n'osait pas
rentrer dans la mer. Il nage encore comme un chat
mais le plus important c'est qu'il ait pu vaincre
sa peur. 16 heures. Le courage de Marc a surpris
plus d'un parmi nous. C'est l'heure du
départ et maintenant les garçons se
sont décidés. Nous irons à
quatre y compris le guide. Nous avons
décidé d'effectuer « une
grande balade » qui doit nous conduire
au-delà du vieux pont de Sassandra (le pont
Weygan). Tout d'abord une petite leçon sur
le quad . Les réservoirs sont pleins
d'essence, nous encore plus prêts et c'est le
départ. Le guide ouvre la boucle, il est
suivi par Marc, Franck et moi. Nous apercevons les
premières végétations, et
roulons à vive allure. Bientôt nous
passons les premiers villages pour traverser la
Côtière. Nous sortons de la piste qui
mène à l'hôtel pour emprunter
une seconde piste, très accidentée
celle-là mais nos engins étant faits
pour ça il n'y a aucun problème. Nous
atteignons les premiers champs de café et de
cacao socle de l'économie ivoirienne.
Ensuite, une vaste
palmeraie se tient devant nous. Les villageois que
nous rencontrons à notre passage, pour les
adultes nous font des signes de salutation et les
enfants Le décor est fabuleux. Nous arrivons
bientôt à un autre carrefour où
nous empruntons une piste. Nous sommes tous
couverts de poussière et mon tee-shirt blanc
est maintenant rougeâtre. On finit par
arriver au vieux pont de Sassandra. Un pont
très grand et très beau dans son
architecture mais hélas
délaissé puisque les voyageurs
l'empruntent de moins en moins. Quelques photos. Et
quelques autres. Et nous reprenons la route. Nous
passons le pont et atteignons l'île de
Gaoulou. On effectue une petite halte question de
se reposer et de contempler le paysage. C'est ici
que s'arrête notre balade, maintenant il faut
songer à retourner à l'hôtel.
Nous remontons sur nos quads et c'est reparti. Nous
effectuons à nouveau le même trajet
jusqu'à ce que nous arrivions sur la piste
qui mène à l'hôtel. Tout se
passait bien jusqu'à lors mais attention,
soudain je suis surpris par un trou et surtout une
grande flaque de vase. Je perds le contrôle
de l'engin et me retrouve à terre, sans
aucune blessure, sauf que je suis recouvert de
boue. Plus de peur que de mal, je reprends donc mon
quad et nous continuons. Nous arrivons à
l'hôtel, colorés comme des personnages
de bande dessinée et moi plus encore
à cause de ma chute. C'était tout
simplement superbe et fantastique. Le quad comme
outil permettant de faire du tourisme, une
idée de génie
développée par
Best of Africa. Il est plus
intéressant de faire du quad comme ça
qu'autrement à Bassam ou à Assinie
où l'on vous facture à l'heure pour
une balade médiocre dans l'enceinte de
l'hôte. 22 heures. Après le
dîner, Marc a reçu un coup de fil lui
demandant de rentrer expressément à
Abidjan le lundi qui suivait. Il avait
déposé ses dossiers pour un stage en
entreprise et je crois que c'était pour
ça qu'on l'appelait. Marc suivait des
études de comptabilité et de
fiscalité en France. Depuis plusieurs
années déjà, il venait
à Abidjan pour passer ses vacances mais
surtout pour effectuer des stages, son père
voulait surtout qu'il passe ses vacances à
étudier et à mieux connaître sa
future profession. Nous n'étions pas du tout
enthousiastes à l'idée de rentrer et
surtout si tôt. Normalement puisque nous
sommes tous venus ensemble cela signifiait que nous
devrions tous rentrer ensemble et surtout il
fallait résoudre un problème, qui
n'est autre que celui du véhicule. Si Marc
rentrait avec le seul véhicule qu'on avait
comment aurions-nous fait pour regagner plus
tard Abidjan ? Si cela ne tenait qu'à
moi, j'aurai passé toutes mes vacances dans
ce cadre enchanteur. Il devrait donc prendre la
route dimanche après le déjeuner pour
regagner Abidjan l'après midi.
Cependant si nous
décidons de ne pas rentrer avec Marc, une
éventualité s'offrait à
Franck, Fatia et moi. Nous pourrions regagner
Abidjan grâce au véhicule de
l'hôtel qui peut effectuer des transferts de
sept personnes et surtout c'était une belle
voiture spacieuse et confortable
. Vendredi 19
août 2005 : L'espoir de rester est
permis. 10 heures. J'ai eu une discussion avec les
autres copains. Ils ne sont pas tous du même
avis que moi. Je dois d'abord en parler à
Marc. Je lui propose donc de rentrer seul à
Abidjan. Il n'a émis aucune objection, mais
m'a simplement répondu qu'il n'avait pas
encore pris sa décision, s'il devait rentrer
ou pas. Je crois que l'espoir de rester tous
ensemble est encore permis. Nos vacances
n'étaient pas encore achevées alors
pourquoi ne pas profiter au maximum de ce beau
cadre. Ici tout est bonheur, douceur, calme et
tranquillité. Bientôt ce sera l'heure
du déjeuner, nous nous attendons
déjà à un repas sublime.
15 heures 30. Nous
essayons de faire comme si de rien n'était
et surtout profitons de ce cadre enchanteur.
Soudain il me vient à l'esprit que nous nous
posions la question de savoir ce que c'était
Dagbego. Je pose donc la question, pour savoir si
quelqu'un parmi-nous avait une idée. Franck
et Fatia me répondent qu'il s'agit d'un
village situé juste derrière
l'hôtel. Toujours selon eux, c'est un village
du canton Trépoint, canton dans lequel se
trouve l'hôtel. Il serait bordé d'un
coté par la lagune, de l'autre par la mer et
d'accès assez difficile pendant les
périodes où la passe est ouverte. La
lagune se déversant dans la mer à ces
moments là, l'on ne peut accéder au
village que par pirogue. Ils l'avaient su
grâce un book illustré par des
photographies posé sur le bar et servant de
documentation pour les clients. Nous avons
nagé dans la mer tout l'après midi et
avons joué un peu au foot
22 heures 30.
Marc n'avait pas encore pris sa décision et
l'atmosphère n'était pas très
détendue. Fatia proposa comme ça, que
nous allions visiter le village le lendemain.
Personne n'y trouva d'objection. Je crois surtout
que nous sommes tous tombés sous le charme
de cet endroit magnifique. Même Marc qui
devait retourner à Abidjan n'était
pas pressé de quitter
Best of Africa. Je ressentais ce soir
là de l'amertume dans son regard. Amertume
causée par ce que nous savions tous
.et
moi qui le poussait à rentrer seul
Samedi 20 août 2005 : Visite de Dagbego
et l'annonce d'une mauvaise nouvelle. 10 heures 30.
Nous avons passé une nuit de rêve et
avions déjà tous pris le petit
déjeuner. Le guide arriva pour nous faire
visiter le village. Tout ici suit une forme
d'organisation. Toutes les balades en dehors de
l'hôtel se font généralement
avec des guides pour mieux orienter le client, ce
qui n'est pas le cas dans certains hôtels de
l'intérieur du pays.Nous franchissons des
rochers et arrivons bientôt à la
passe. Nous apercevons déjà le
village qui est bordé d'un coté par
la lagune et de l'autre par la mer comme ce que
Franck et Fatia nous disaient. Le paysage est
vraiment sublime. Amateurs ou professionnels de
photographie, voici là un cadre idéal
pour vos prises. Finalement, nous rentrons
dans le village. Le guide nous fait voir la maison
du Chef du village. Lui aussi
bénéficie d'un groupe
électrogène qui lui fournit du
courant électrique. La
spécialité culinaire reste le poisson
frais à la sauce tomate parfumée aux
piments et à l'akpi accompagné de
semoule de manioc (attiéké). Notre
visite prend fin après la prise de plusieurs
photographies. Ce fut un moment inoubliable. Nous
arrivons à l'hôtel à l'heure du
déjeuner et sommes tous au bar du restaurant
pour prendre des apéritifs. Soudain un appel
pour Franck et Marc. Etait-ce encore une mauvaise
nouvelle ? Très vite nous avons su par
la tête que faisaient nos deux amis qu'il ne
s'agissait pas d'une très bonne nouvelle.
Leur grand-mère maternelle avait un souci de
santé et la pauvre dame réclamait
auprès d'elle ses deux petits fils. Devant
cette nouvelle pas très réjouissante,
je suis obligé de me résigner et de
rentrer avec mes amis. Je pense surtout que ce fut
la meilleure des décisions. 22 heures 30. Nous ne
sommes pas très heureux après cette
nouvelle. Nous avions décidé de vite
renter en chambre, juste après le
dîner pour faire nos bagages. Nous
regagnerons encore le stress Nous y sommes un peu
obligés à cause de la situation de
nos amis mais je pense que c'est ce qu'il y a de
mieux à faire. Dimanche 21 août
2005 : Le jour du départ. 8 heures.
Nous sommes déjà tous
réveillés pour le petit
déjeuner. J'avais pris ce jour là,
une omelette, du chocolat chaud et un bon verre de
jus de pamplemousse fraîchement
pressé. C'était tout simplement bon.
Comme s'il y avait un changement quotidien, j'avais
trouvé celui d'hier meilleur que celui
d'avant-hier et celui d'aujourd'hui meilleur que
tous. Bien il ne nous reste plus qu'à dire
au revoir à tout le monde, le temps de
régler la note et tout. Juste un au revoir
car c'est certain que nous reviendrons. Le plus
intéressant de toute cette histoire c'est
qu'on ait pu passer de belles vacances. Nous avons
découvert un endroit sublime, un
véritable oasis de paix dans cette grisaille
provoquée par la guerre. Cette paix que
recherchent tant les Ivoiriens. Un si beau pays et
surtout un si bel endroit mérite
d'être visité et revisité. Ce
beau patrimoine que nous avons ne doit pas
être détruit, car au contraire il
contribue à la promotion du pays. Un endroit
comparable selon certaines personnes aux
Seychelles. En tout cas, nous avons
décidé de revenir l'année
prochaine et cette fois-ci le sort n'y pourra rien.
Toure Maury: email:
best@bestofafrica.org |
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